AXE 1 : Développement de la petite enfance

I. Contexte :

La période de la petite enfance est cruciale pour le développement futur de la personne. Elle se réfère à la période durant laquelle un nombre important de changements cruciaux et rapides marquent le développement des enfants.
Les conditions de vie et de santé des enfants auront des répercussions durables sur leur évolution physique, cognitive, sociale et psychique.
Dans ce sens, l’investissement dans le domaine de la santé de la mère et l’enfant, constitue une pierre angulaire dans le développement du capital humain du pays et enchaîne des conséquences positives et directes sur les comportements des individus.
De même, l’amélioration de la nutrition de l’enfant et du jeune et l’absorption du déficit existant en termes de carences et des inégalités, ont de multiples répercussions sur l’éducation des enfants et leur productivité dans l’avenir.
Par ailleurs, les programmes initiés au niveau de notre pays ont abouti à des améliorations considérables dans les domaines de la santé maternelle, néonatale, ainsi que la nutrition micronutriment et la vaccination en témoigne la baisse des indicateurs liés à la mortalité néonatale et maternelle (le taux de mortalité néonatale est passé de 26% en 1990 à 13% en 2016, et la mortalité maternelle a connu une importante baisse en passant de 112 décès pour 100.000 naissances vivantes sur la période 2009-2010 à 72.6 durant la période 2015-2016),
Cependant, des retards demeurent encore pour certains indicateurs tels que le nombre des enfants de moins de 5 ans souffrant de la malnutrition estimé à 27% et la proportion des retards de croissance pour la même tranche d’âge qui est de 15% en 2018. Quant au taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, il a atteint 2,7% en 2017.
Ainsi, les liens étroits entre les problèmes nutritionnels, la persistance des difficultés d’accès aux soins maternels et infantiles de qualité et les facteurs socio-économiques et environnementaux, appellent à dépasser l’approche biomédicale classique et les solutions isolées pour s’orienter vers des mesures créatives et de proximité.

II. Interventions de l’INDH au titre de la 3éme Phase

L’INDH III, sans se substituer aux rôles des départements ministériels et des collectivités territoriales, doit œuvrer pour améliorer l’efficacité des politiques mises en œuvre dans le domaine d’accompagnement de la petite enfance.
Les axes prioritaires d’intervention de l’INDH, dans ce sens, se présentent comme suit :

  • Renforcement de la santé de la femme et de l’enfant ;
  • Amélioration de la nutrition de la mère et de l’enfant ;
  • Renforcement du développement cognitif et social des enfants issus des familles défavorisées, et dont les mères sont ouvrières/journalières, et ce à travers la réalisation des crèches et garderies.

Les interventions au profit de la petite enfance doivent correspondre aux cycles de vie de l’enfant et répondre aux besoins constatés de chaque cible :

  • Femmes en âge de procréer :
    • Besoin spécifique en micronutriments pour combler les carences en vitamines ;
    • Déficit de sensibilisation et d’information.
  • Femmes enceintes ou allaitantes :
    • Nombre important de décès maternels ;
    • Insuffisance en matière de sensibilisation et d’accompagnement (Accouchement en milieu surveillé, allaitement naturel exclusif,…)
  • Nouveau-Né (<30jours) :
    • Nombre important de décès liés à des causes évitables (Hygiène, Froid, Allaitement maternel exclusif, pratiques traditionnelles dangereuses)
    • Difficulté de dépistage de l’hyperthyroïdie congénitale.
  • Enfant moins de 2 ans :
    • Insuffisance en matière de communication parentale (planification familiale, vaccination, nutrition…)
    • Non optimisation des prestations offertes par les structures d’appui en matière de sensibilisation et d’accompagnement des parents (unités préscolaires, centres socio-éducatifs…) ;
    • Taux élevé d’infections respiratoires dans les zones froides et montagneuses (Broncho alvéolite respiratoire).
  • Enfant moins de 5 ans :
    • Faible sensibilisation des parents et des éducatrices sur l’importance des techniques de développement cognitif et social ;
    • Insuffisance en matière d’adoption des techniques de stimulation précoce.

Pour pallier aux insuffisances constatées, une stratégie a été adoptée et qui repose sur les éléments suivants :

  • Ciblage : L’identification des personnes cibles doit-être précise et nominative permettant d’atteindre les femmes en âge de procréer, enceintes ou allaitantes, les nouveau-nés (<30jours), les enfants de moins de 2 ans et ceux de moins de 5 ans.
  • Sensibilisation : Une multitude de campagnes de sensibilisation et d’information sur l’importance du développement de la petite enfance (soins post-natal, vaccination, nutrition, etc.…) sont à organiser à l’adresse des parents, des femmes enceintes, des femmes en âge de procréer.
    Dans ce cadre, les différentes structures d’appui de l’INDH (Dar Al Omouma, Unités de préscolaire, centres socioéducatifs…) sont utilisées comme plateforme de sensibilisation.
  • Formation : des formations thématiques seront dispensées aux différents intervenants (relais communautaires, membres du tissu associatif actifs et engagés, sages-femmes, personnel médical …)
  • Création et mise à niveau des structures d’appui : Elaboration d’un programme de normalisation, de création et de mise à niveau des Dar Al Omouma existantes, et de réhabilitation des espaces de sensibilisation (locaux au niveau des centres de santé, centres sociaux de proximité, …). D’autres types d’espaces sont à programmer tels que les unités kangourou et de néonatologie.
  • Acquisition des équipements :
    • Equipements audiovisuels/Communication/Médias destinés aux salles de sensibilisation dans les centres de santé, Dar Al Omouma.
    • Equipements et matériels de dépistage destinés à renforcer les soins de santé dispensés à la population (matériels anthropométriques, Automates, couveuses).
    • Equipement d’espaces pour crèches et garderies.

Convergence avec les autres partenaires : les Associations, le Ministère de la santé, les collectivités territoriales et acteurs privés.

III. Modalité de Mise en œuvre :

1. Partenariat et gestion de l’écosystème
  • Partenariat avec les départements : Une convention-cadre sera signée avec le Ministère de la Santé qui précisera les engagements et les responsabilités de chaque partie.
  • Partenariat avec les associations : Des Associations seront identifiées et sélectionnées sur la base de certains critères, notamment l’expertise et la qualité de gestion dans les domaines de la santé maternelle et infantile, la nutrition et le développement des techniques cognitives et sociales.
2. Indicateurs

Pour mesurer l’efficacité des actions INDH, des indicateurs de suivi et de de résultats sont adoptés tels que :

Indicateurs de suivi Indicateurs d’impact (de résultat) Indicateurs de suivi Indicateurs d’impact (de résultat)
– Taux de sensibilisation et de promotion (nombre de personnes cibles sensibilisées par rapport au nombre total)
– Taux d’achèvement des consultations prénatales (CPN)
– Taux d’allaitement exclusif et mise au sein précoce
– Taux de morbidité (décès causés par l’hyperthyroïdie congénitale/ infections respiratoires).
– Pourcentage de mortalité infantile (< 5ans) et néonatale (< 2ans) – Pourcentage de mortalité maternelle
– Pourcentage des enfants de moins de 5 ans qui souffrent de retard de croissance
– Pourcentage de femmes enceintes dépistées et déclarées atteintes de carences en micronutriments (fer, vitamine A, D, zinc, …)
– Taux d’accouchement en milieu surveillé

Les données relatives au mesure des indicateurs seront collectées par le comité local de développement humain (CLDH).

AXE 2 : Soutien au préscolaire en milieu rural défavorisé

I. Contexte

L’importance cruciale du préscolaire dans le développement de l’individu est indéniable vu son impact sur les facultés cognitives, sociales et émotionnelles de l’enfant ainsi que sur son parcours scolaire allant du primaire au supérieur.
En effet, la pré-scolarisation estompe les déperditions scolaires, motive l’accès à l’école primaire et améliore la trajectoire scolaire. Elle améliore également le niveau du capital humain national, en accroissant la durée moyenne de scolarisation, composante clé de l’indice du développement humain (IDH).
Dans ce cadre, le retour en investissement sur le capital humain est très important au niveau du préscolaire, comparativement avec les autres cycles de scolarité (17 fois plus).
Partant de ce constat, l’INDH a fait du soutien au préscolaire, un axe prioritaire dans sa troisième phase. Dans ce sens, la convention signée devant Sa Majesté Le Roi que Dieu L’assiste, entre le Ministre de l’Intérieur et le Ministre de l’Éducation Nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, traduit la volonté de l’INDH de soutenir la généralisation de l’enseignement préscolaire notamment en milieu rural défavorisé.

II.Interventions de l’INDH III :

L’intervention de l’INDH, vise à combler le déficit enregistré dans les zones rurales défavorisées en se concentrant sur les douars ne disposant pas d’écoles primaires et aussi à améliorer l’efficacité et la qualité des prestations dispensées par les services déconcentrés de l’Education Nationale. Cette action sera déclinée en deux principaux axes d’intervention :

  • Mise à niveau de 5 000 unités de préscolaire déjà existantes ;
  • Création de 10 000 nouvelles unités.

De même, un appui financier sera pris en charge par l’INDH pour couvrir les charges des 2 premières années de fonctionnement des unités nouvellement créées.

III. Modalités de mise en œuvre :

1. Partenariat et gestion de l’écosystème.

Partenariat avec les associations : La mise en œuvre de cet axe s’appuie sur les partenariats avec les fondations, les associations et les organisations relevant de la société civile qui permettront à l’INDH de disposer d’un relais territorial de proximité.

Ces entités devront répondre à des critères de compétences et d’expertise dans le domaine du préscolaire et justifier des capacités avérées à encadrer et professionnaliser les associations locales œuvrant dans le préscolaire.
Le partenariat entre l’INDH et les associations sera établi selon une démarche de contractualisation avec les organes de gouvernance, à trois niveaux :

  • Au niveau central : convention cadre CN/INDH et associations.
  • Au niveau régional : convention CRDH et associations.
  • Au niveau provincial/préfectoral : contrat programme CPDH et associations.

Au niveau central, une convention cadre fixera les régions de déploiement des associations, les engagements et la nature de ses interventions, les modalités de partenariat entre les associations et les organes de gouvernance locaux, ainsi que les modes de déblocage des crédits et le suivi-évaluation. Au niveau régional, des conventions de partenariat arrêteront les provinces et préfectures concernées, le nombre des douars et les unités de préscolaire (UP) à mettre à niveau ou à créer ainsi que les modalités de suivi-évaluation.
Au niveau provincial/préfectoral, les contrats programmes entre les CPDH et les associations seront établis et fixeront les modalités opérationnelles de mise en œuvre (liste des douars, UP à créer : nombre et lieu d’implantation, projets d’aménagement des locaux en UP : lieu et nombre).
Ils fixeront également, les engagements du CPDH relatifs au financement, à la maitrise d’ouvrage (Construction, d’aménagement, de mise à niveau des UP), et au financement de l’équipement et de fonctionnement des deux premières années pour les UP créées.
Aussi, lesdits contrats arrêteront les engagements des associations par rapport à la maitrise d’ouvrage déléguée de l’équipement, la gestion et l’exploitation des classes en termes d’offre pédagogique, d’encadrement et de supervision ainsi que le recrutement,
la formation des éducateurs/ices, la sélection et l’accompagnement du gestionnaire local.

2. Diagnostic participatif et identification des besoins :

Sera effectué par les CLDH et consiste au recensement de la population cible (enfants dont l’âge est inférieur à 6 ans) et à l’identification des besoins en UP à mettre à niveau ou à créer dans les douars ne disposant pas d’écoles primaires.

3. Élaboration du PPDH

Sur la base des diagnostics participatifs locaux effectués par les CLDH, les besoins dégagés feront l’objet d’une consolidation au niveau provincial et seront soumis à l’évaluation du CPDH pour prioriser les localités à fortes disparités et élaborer par la suite la composante du soutien au préscolaire dans le plan pluriannuel du développement humain provincial/préfectoral (PPDH) qui sera soumis à la validation auprès du CRDH.

4. Mise en œuvre

Le mode opératoire repose sur l’implication des organes de gouvernance locaux en partenariat avec les associations selon le montage suivant :

  • Les provinces et préfectures assurent la maîtrise d’ouvrage relative à l’aménagement, la construction et la mise à niveau des unités de préscolaire.
    Elles garantissent également le financement des équipements dont la maîtrise d’ouvrage sera confiée aux associations et le financement du fonctionnement des deux premières années des unités de préscolaire créées ;
  • La gestion des unités préscolaires et volet pédagogique : La gestion pédagogique des classes créées sera assurée par l’association (gestion directe) ou à travers un gestionnaire local (gestion indirecte).
    L’approche pédagogique sera centrée sur l’enfant en utilisant la langue maternelle en tant que langue d’accueil et les deux langues (arabe/français) tout en adoptant une méthode ludique, basée sur la pédagogie d’un programme de 2 ans conforme au cadre référentiel de l’Education Nationale et en adéquation avec les spécificités linguistiques locales.
    Le processus de recrutement de la ressource humaine (éducateurs/trices et superviseurs) sera à la charge des associations en accordant la priorité aux jeunes relevant des douars concernés qui bénéficieront d’une formation de deux à 3 mois dispensée par les associations.
5. Le suivi et l’évaluation

La supervision de la qualité de l’offre du préscolaire dans les douars concernés, fera l’objet d’un contrôle permanent qui sera effectué par des superviseurs relevant des associations concernées. Par ailleurs, un système de suivi-évaluation sera mis en place et comportant des indicateurs de mesure de l’efficience (moyens mis en œuvre) et de l’impact social, selon le tableau ci-après.

Indicateurs de performance et d’impact
Moyens mis en œuvre Impact social
Nombre d’unités de préscolaire mises à niveau/ créées. Taux de préscolarisation.
Nombre d’enfants préscolarisés. Nombre d’enfants préscolarisés.
Nombre d’enfants préscolarisés inscrits à l’école primaire. % de réussite au bac des élèves préscolarisés
Nombre de familles touchées par le préscolaire.
Nombre d’action de sensibilisation au préscolaire.
Nombre d’associations relais accompagnées et structurées.
Nombre d’éducateurs recrutés.
Nombre d’éducateurs formés.

I. Situation de l’éducation au Maroc.

L’éducation est un impératif incontournable pour le développement humain de chaque pays, et tous les investissements effectués dans le capital humain se répercutent positivement sur les capacités des citoyens, la croissance, l’accès à l’économie et à la société du savoir.
Le Maroc s’est engagé depuis les années 1990, dans un processus de généralisation de l’éducation qui s’est traduit par une amélioration notoire des taux de scolarisation, notamment au niveau primaire, en passant de 55 % en 1990 à 98,8 % en 2014.
Devant ce processus de massification, les dimensions qualité de l’éducation et environnement de scolarisation n’ont pas été suffisamment pris en considération sachant que ces variantes contribuent fortement à la constitution d’un capital humain solide.
Certes, plusieurs programmes ont été invités dans ce sens notamment en matière d’appui scolaire aux élèves démunis, tels que le programme Tayssir, l’Initiative Royale « un million de cartables », les bourses, les cantines scolaires, les internats, les Dours Talib(a) et le transport scolaire.
En dépit de ces programmes, l’état du décrochage scolaire reste en deçà des ambitions de notre pays, et qui fait apparaitre que, durant l’année 2017-2018, 260000 élèves sont touchés, dont 1,1% au primaire (soit 38.740 élèves) et 12% au collège (183.218).

II.Interventions de l’INDH au titre de la 3eme Phase

L’INDH est appelée à œuvrer avec les différents intervenants pour améliorer la qualité du système éducatif, et partant réduire le décrochage scolaire.
Dans ce cadre, l’INDH doit concentrer ses efforts autour des actions ciblées et réfléchies dédiés aux élèves en situation difficile, relevant des zones rurales et des quartiers urbains défavorisés, et ce, en s’appuyant sur des partenaires expérimentés relevant de la société civile.
A cet égard, les actions prioritaires de l’INDH porteront sur :

1. Renforcement du soutien scolaire à travers :
  • Identification des élèves bénéficiaires en s’appuyant sur le système MASSAR ;
  • • Choix et appui financier aux associations;
  • Sensibilisation, mobilisation et information des élèves et de leurs parents au sujet des programmes d’appui scolaire ;
  • Utilisation des NTIC pour la dématérialisation du soutien scolaire.

L’objectif escompté pour cet axe est d’atteindre, annuellement, 300 000 bénéficiaires relevant principalement du niveau primaire.

2. Amélioration de l’environnement scolaire et des conditions de scolarisation
  • Transport scolaire
    • Élargissement de l’offre en transport scolaire en s’appuyant sur la carte des besoins élaboré par les AREF;
    • Identification des associations provinciales qui vont assurer la gestion des ressources humaines, le fonctionnement et la maintenance du parc.
  • Structures d’hébergement
    • Renforcement des structures d’hébergement par la construction ou l’aménagement (Dar Talib (a) et Internat) en veillant sur :
      • La pérennité du financement ;
      • L’optimisation de la gestion des structures (Dar Al Talib(a)) ;
      • La qualité des services offerts.
  • Amélioration de la nutrition
    • Amélioration de la qualité nutritionnelle et de la quantité des repas servis au sein des cantines scolaires, et ce, en coordination avec le ministère de la santé (instauration et diffusion des normes d’hygiène et de nutrition et mise en place d’un système de contrôle) ;
    • Exploration des nouveaux modes de gestion des cantines scolaires (délégation du service de restauration au profit des élèves du cycle primaire aux coopératives des femmes rurales).
3. Santé scolaire
  • Organisation des campagnes de dépistage et de prise en charge des cas souffrant des troubles de santé et d’apprentissage ;
  • • Equipement des unités mobiles et des centres de santé en matériel de dépistage et d’appareillage (visuel, auditif, orthophonique et orthopédique…) ;
  • Appui à la formation et sensibilisation des directeurs des établissements et des enseignants au repérage des troubles d’apprentissage ;
  • Soutien aux projets institutionnels et communautaires visant le développement de l’éducation à la santé et des compétences psychosociales des enfants scolarisés.
4. Orientation scolaire
  • Renforcement du dispositif d’orientation précoce dès le cycle collégial ;
  • Appui des campagnes de communication et de pédagogie auprès des élèves et leurs familles ;
  • Soutien aux associations œuvrant dans l’orientation scolaire.

III. Modalité de Mise en œuvre :

Pour opérationnaliser ce sous-programme, la démarche suivante est à adopter :

1. Partenariat et gestion de l’écosystème :

Une bonne conduite du changement requiert l’appropriation de l’esprit du changement et la convergence des actions à toutes les échelles.

  • Partenariat avec les départements ministériels :
    • La convention cadre conclue avec le MEN sera déclinée en conventions spécifiques dédiées à l’appui scolaire pour délimiter clairement les engagements et les responsabilités de chaque partie;
    • Le MEN, via les AREF, sera chargé, en coordination avec les CLDH, du diagnostic des besoins, de l’identification de la population cible (nombre d’élèves et leurs besoins) et les structures prioritaires qui abriteront les actions d’appui scolaire ;
    • En matière de santé scolaire, la convention cadre N°18/23 du 10 Octobre 2018 portant sur la santé scolaire et universitaire doit être opérationnalisée et déclinée en conventions spécifiques.
  • Partenariat avec les associations.

    Les associations, qui répondent aux critères notamment, en termes d’expertise et de qualité de gestion, seront sollicitées pour mener les actions suivantes :

    • Formation, encadrement et accompagnement des associations locales actives ;
    • Déploiement des référentiels et kits pédagogiques ;
    • Mobilisation des ressources humaines nécessaires (enseignants, animateurs, superviseurs, orienteurs, relais communautaires, gestionnaires des Dar Talib(a), chauffeurs, etc…) ;
    • Mobilisation des ressources financières propres pour la mise en œuvre des projets.
2. Ciblage

Les critères d’éligibilité à l’appui scolaire doivent être affinés en privilégiant :

  • Élèves issus des douars défavorisés, notamment ceux qui seront couverts par le programme préscolaire ;
  • Elèves du rural en échec scolaire identifiés à travers les données du système MASSAR ;
  • La catégorie cible par les activités de soutien scolaire se limitera au cycle primaire et collégial en milieu rural.
3. Gouvernance :

Pour assurer la mise en œuvre desdites actions, le CLDH assure la supervision de l’identification des élèves souffrant du retard d’apprentissage en coordination avec les associations choisies.

4. Indicateurs :

Pour chaque activité INDH, des indicateurs de mesure seront adoptés en vue d’assurer plus d’efficacité, d’efficience et d’impact. A cet effet, deux types d’indicateurs sont envisagés :

  • Indicateurs d’impact :
    • Taux de déperdition scolaire ;
    • Taux de scolarisation ;
    • Taux de réussite des élèves bénéficiaires.
  • Indicateurs intermédiaires ou d’effet :
    • Taux d’assiduité des élèves par genre ;
    • Nombre d’activités parascolaires organisées ;
    • Nombre d’enseignants sensibilisés ;
    • Nombre de pensionnaires des structures d’hébergement ;
    • Taux d’absentéisme.

Enfin, la disponibilité des indicateurs au niveau territorial est un gage de réussite du diagnostic participatif élaboré par le CLDH.